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 moegi suô • colorful prince ♫

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Annyeong ! my name is
Moegi Suô

Messages : 77
Date d'inscription : 12/07/2011

MessageSujet: moegi suô • colorful prince ♫   Mar 12 Juil - 12:17



Moegi Suô



IDENTITY CARDPrêt, pas prêt, j'arrive !



nom & prénom ; Moegi Suô.
date de naissance & âge ; 5 août & 18 years old ~~
nationalité ; Japonais.
race ; Humain.
orientation ; Homosexuel.
dortoir & année ;S.A & 2ème Année.
métier ; Aucun ~~
groupe ; S.A.
poste vacant ; Nope ~~
célébrité ;Jun [spiv states]




ONCE UPON A TIMEThere was a pretty boy/girl...



Pleurer. Pleurer regarder la procession et se dire que ça passera. Ou pas, même si on essaye de se convaincre, d'une blessure au cœur en plus, que ça passera. Parce que ça doit passer, parce que je n'ai guère le choix. Je n'ai jamais eu le choix. Encore aujourd'hui il m'échappe, il me fuit constamment. A croire que Dieu veut diriger ma vie jusqu'au bout. Alors je n'y croirais plus. Non je ne croirais plus en un Dieu si cruel. On ne prend pas un être cher aux gens comme ça. On n'enlève pas une présence indispensable. Je veux partir. Je ne veux pas voir cette fin ici. Partir, fuir, m'en aller. Arrêter la mascarade, arrêter d'être fort. Partir. J'ai l'impression que tout mon état reflète cette idée. Morne, amorphe, le regard vide, et loin, tout en moi semble crier ma douleur. Je ne veux plus souffrir ainsi. Je ne veux pas être fort si c'est surmonter une douleur pareille. Trop dur. Et cette vision. Fermer les yeux ne m'enlève rien de cette horreur visuelle, qui s'est incrustée au fond de moi, pour y battre comme une piqure de rappel. Un enterrement. La fin d'une vie. La fin d'un être, de quelqu'un à qui je tenais, sans doute plus qu'à tout, et peut-être même plus qu'à ma vie. Mais le nom m'échappe, tout comme mes larmes restent aux coins de mes yeux. Je ne veux pas pleurer. Quoi que ça me ferait tellement de bien. Je regarde le cercueil blanc, et je ne peux m'empêcher de lui en vouloir. Il est parti, il m'a quitté. On m'a arraché le cœur pour ne m'en rendre que la moitié. L'autre se trouve dans le cercueil, l'autre partie de moi ne bat plus. L'autre partie de moi m'a abandonnée. On m'avait pourtant dit que le lien entre des jumeaux était inaltérable. Alors pourquoi, oui dites moi pourquoi, je ne ressens plus ce lien, dites-moi pourquoi j'ai envie d'ouvrir ce cercueil et vérifier qu'il est bien vivant, que c'est une farce, un canular, et que Suô se réveillera et me sourira me promettant monts et merveilles, dont une guérison qu'on croyait impossible. Et bien tu sais Suô, tu vas rire, mais aujourd'hui je suis guéri et c'est grâce à toi. Si tu as su tenir cette promesse là, pourquoi pas les autres ?

Bonjour, Seiran Moegi, sorti dernièrement de l'hôpital. Pour la plupart des gens, j'en ressors à cause d'un sévère traumatise crânien dû à l'accident de voiture que j'ai eu avec mon jumeau Suô, en vérité, j'ai passé ma vie dans le grand hôpital de Kyoto, au service des grands malades comme on dirait. Jusqu'à présent on pensait que je ne dépasserais pas mes vingt ans, et que mes dernières années de ma vie, n'étaient qu'un miracle quant à mon opiniâtreté à vouloir vivre. C'est un mensonge bien sûr. Je n'ai jamais voulu continuer à vivre surtout dans cet état. On me trouvera d'un égoïsme parce que je ne supporte pas le fait que mon frère m'ait abandonné dans la vie, mais dans un sens, lui il se portait à merveilles. Suô mon grand frère, mon tendre jumeau a été plus gourmand que moi avant la naissance, et c'est lui qui m'a privé de mon système d'immunité. Je suis né avec une défaillance immunitaire au niveau de la moelle épinière et j'ai toujours vécu avec jusqu'à maintenant. A cause de cet accident de voiture, mon frère qui avait signé une décharge à mon insu, avait accepté qu'on me greffe sa moelle épinière et voila le résultat. Vivant, en bonne santé, mais seul. Seul, quelque chose que je ne supporte que trop peu. Seul, encore et toujours seul, sans avoir cette étrange sensation d'être lié nuit et jour à mon frère. Coupable. Coupable. Je suis la cause de la mort de mon frère. Plus que personne je le sais. Ca me ronge comme ça me force à vivre pour lui. Je ne peux nier l'évidence. J'ai tué mon frère, j'ai tué mon frère par caprice. Capricieux. Pas souvent et pourtant. Une fois de trop. Sous prétexte d'allait mieux, je lui avais demandé de me ramener à la maison. Bien sûr il avait dit oui. Bien sûr. Mon frère avait toujours été un ange. Mais il pleuvait, et il avait emprunté la voiture de Papa, pensant que les quelques cours qu'il avait eu suffirait. Sur la route, il pleuvait trop, il roulait trop vite, beaucoup trop, et on n’avait pas vu le camion en face. On n'a pas pu dévier. On dit que lorsque l'on frôle la mort de près on voit sa vie défiler. Moi je ne me souviens de rien. Juste quelques regrets. Celui de ne pas avoir pu serrer mon frère contre moi parce que j'avais peur, celui d'avoir hurlé, d'avoir paniqué trop tard, de ne pas avoir fait assez attention. J'ai eu les regrets, pas la vie qui défilait. De toute façon il n'y avait rien à voir. Une vie banale illuminée de quelques présences. Suô encore et toujours.

    « ▬ Suô, va faire tes adieux à ton frère ... »

Les larmes de mon père sont une douleur de plus. Ma mère n'est même pas venue à l'enterrement mais qu'importe. On enterre un fils peu connu car malade. On enterre celui qu'elle n'a jamais aimé semblerait-il. Après tout n'est-elle pas partie en Corée avec Suô, ne m'a-t-elle donc pas abandonné au Japon en pensant que je mourrais bien un jour ? Un côté qui me blesse plus que quiconque. Aux yeux de la loi c'est moi qu'on enterre. Aujourd'hui c'est mon enterrement, parce qu'ils ont noté Seiran sur le registre des morts, parce que j'ai été éjecté sur la place du conducteur tandis que mon frère avait été éjecté hors de voiture. Les détails ne m'intéressent pas, je déteste juste les gens d'avoir laissé ce quiproquo, surtout les médecins et surtout cette femme, ma mère. Se réveiller deux semaines après l'accident, et se faire appeler Suô et choquant. Même pas d'amnésie de ma part pour aider à comprendre ce qu'il s'était passé. Juste cette sanglante réalité de savoir que la mort tant attendue de ma part et venue pour mon frère. Je suis le Pierrot qui remplaça l'Auguste qu'était mon frère. Le clown blanc qui doit maquiller son nez de rouge et continuer le spectacle. Je n'ai pas envie. Je m'avance sur mon caveau qui contient le corps de mon frère et je pleure sous les regards de notre entourage. Parce qu'ils n'ont jamais vu un Suô avec des cheveux noirs, parce qu'ils ne l'ont jamais vu si fragile, et en train de pleurer. Et parce que peu de gens se rappelle du deuxième jumeau. Lui qui ne pouvait venir me voir que pendant les vacances. Ah oui ... Je pleure. Bizarrement les larmes ont finis par couler le long de mes joues. Je regarde ce corps si semblable au mien et je pleure, parce que je ne peux faire que ça. Pleurer. Pleurer encore et toujours. J'ai les jambes qui tremblent et cette envie de courir loin d'ici. Je m'approche encore et encore. Jusqu'à ce que je tombe à genoux, de larges sanglots sortant de mes lèvres sans que je ne puisse rien faire. Prise de conscience. Alors que jusqu'à maintenant je pensais encore voir mon frère au détour d'un couloir, ou du chemin, assis quelque part, je comprenais enfin sa mort. Je comprenais enfin qu'il ne reviendrait pas. « Seiran ... Je ne t'abandonnerais jamais. »

Mensonge !!

C'est fini. Je regarde la chambre de mon frère, la mienne, et je me dis que c'est vraiment fini. Cloitré entre les draps qui sentent son parfum, les volets fermés pour ne pas voir le soleil, je m'empreigne de son environnement pour croire qu'il pourra vivre encore un peu. Juste un peu pour rester à mes côtés. Je ne veux pas prendre sa place. Mais je n'ai pas le choix. Je regarde chaque objet avec attention et j'ai cette impression glauque d'avoir vécu sa vie. J'ai des relents de souvenirs étranges, et le cœur au bord des lèvres. On était un tout, quelque chose d'immortel. J'aimais la vie parce qu'il pouvait vivre. J'aimais la vie à travers ses yeux. J'aimais les histoires qu'il me racontait alors que je devais rester dans cette chambre blanche, immaculée et sans vie. Il faisait naitre la vie entre ses doigts, d'entres ses mots et je l'aimais cette vie là. La chambre est noire, les affaires de mon frère se fondent dans le décor, et je ne peux que pleurer des larmes amères, et regarder ce décor que j'enviais avant. Le peu de fois où j'avais dormi dans cette chambre me rendait dingue. Le peu de fois où les médecins avaient accepté que je sorte assez longtemps pour prendre l'avion jusqu'en Corée du Sud, surtout. Le simple fait de savoir que je prenais sa place à long terme me rendait malade. Les cris hystériques de ma mère de l'autre côté de la porte n'arrangeait rien à la chose. Mais elle ne cédait pas, s'époumonant contre la porte dans l'espoir de me voir sortir. Je ne veux pas sortir. Pas pour l'instant. Non c'est hors de question. Je ne veux pas voir le regard de ma mère qui croira voir mon frère, je ne veux pas l'entendre m'appeler Suô et me faire passer pour lui. Je ne veux pas.

C'est une drôle de machination. C'en est presque risible tellement c'est cruel parce que Maman a toujours préféré Suô parce qu'il était parfait, intelligent, doué. Et surtout parce qu'il allait bien. Aucune maladie immunitaire, aucun regard trouble, aucune machine pour aider à la respiration. Non pas de chambre blanche pour Suô ni de cachets à prendre tous les jours. Et puis pauvre petit Seiran, surtout. Le peu de fois où j'étais venu en Corée après son départ lors de mes dix ans, elle m'avait juste lancé un regard de pitié. Parce que j'allais mourir, parce que je n'étais que le vilain petit canard qui ne tarderait pas à disparaitre. Et pourtant c'est l'inverse à présent. Elle me regarde avec toute l'adoration du monde. Je suis son chef d'œuvre, sa perfection. Tellement beau, tellement gentil doué et intelligent. Tu parles, ce n'est qu'un rôle Maman, un rôle que je dois tenir à cause de toi. Parce que « vous comprenez Moegi-san, votre mère est instable, elle est persuadé que c'est Suô qui a survécu à l'accident. Si on lui annonçait la vérité, elle risquerait d'en mourir. » Egoïste. Alors j'ai pris ce rôle, je l'ai enfilé. C’était dur de dire au revoir à mon père. Ce pauvre homme qui ne pouvait rien faire face à l'hystérie de son ex-femme, qui ne pouvait rien faire mise à part me laisser partir, en échange de quelques nouvelles. Vraiment égoïste comme femme. Ca également était dur de tout apprendre, de tout comprendre. Heureusement pour moi, mon frère tenait un journal intime, de quoi s'épancher, de quoi tout comprendre.


    « ▬ Moegi Suô. Je suis désolé pour l'accident qui a emporté votre frère. Mais ne vous inquiétez pas, vous restez toujours l'un de nos élèves. Je pense qu'en vue de vos capacités, vous n'aurez aucun problème à rattraper. Surtout que vous êtes en SA.
    ▬ Bien. Si vous voulez bien m'excuser ... »

Je ressors du bureau serrant le dossier dans mes bras. Ca y'est c'est fait. Un mois après la mort de mon frère, je suis capable de jouer son rôle à la perfection. J'ai enfilé le masque, j'ai pris une coiffure qu'il aurait aimé, et je me suis approprié sa garde robe, ses manières, sa façon de sourire de se tenir. Je suis devenu quelqu'un d'autre. Je me suis arrêté d'être Seiran l'enfant faible et malade pour prendre la place de Suô celui qui savait vivre et qui ne se priait pas pour le faire. Marcher dans ces couloirs me stresse plus que je ne pensais bizarrement. Parce que je ne suis pas qui je dois être. Parce que j'ai toujours l'impression d'avoir des ratés même si le test c'est avéré concluant. Il y a quelques jours j'ai du faire "mes" adieux auprès de "mes" amis de vacances, un camp où Suô allait depuis quelques années, merci Maman. Tous n'y ont vu que du feu. Tous ont crus que je perdais mon frère, et que je fuyais la vie pour mes études, un endroit où je pourrais me remettre. Je ne les traiterais pas d'idiots, c'est juste que mon jeu et devenu parfait. Ils ont fait leurs adieux à Suô, à leur manière certes, puisqu'il n'y a que peu de chances que je les revois un jour. Non moi je dois affronter d'autres personnes ici. D'autres qui ont pu connaître Suô. Je le dois et j'ai bien peur que mon déguisement ne soit pas assez parfait pour ceux-là. Mais pour la mémoire de mon frère je finirais ses études, et je deviendrais ce qu'il voulait être et tout ira pour le mieux. Juste une histoire de s'adapter, de finir les études tranquillement et ...

... de vivre encore un moment.




I AM WHAT I AMEt t'as rien à en redire !


(c) unknown


Je ne me connais pas moi-même. Il n'est pas question d'une quelconque amnésie bienfaitrice ou d'un dédoublement de personnalité qui pourrait encore expliquer mon absence de caractère, ou plutôt cette absence de connaissance pour le moins gênante. Je suis sans être. Un nom ne cachant rien. Mystère incessant pour ne dévoiler qu'une banalité rassurante. Je ne vois pas ce qu'on pourrait me trouver. Je ne vois pas ce qu'on pourrait m'envier. Je n'ai rien vécu, la vie pour moi ne se résume qu'à une phrase. L'attente salvatrice de la faucheuse qui viendra me chercher incessamment sous peu. Le pessimisme ne me conviendrait pas contrairement à ce que vous croyez. La lucidité est une amie commode, sans doute un peu plus que l'optimisme qui frappa ma famille envers moi. S'en sortir, braver la vie, on me montre comme l'incarnation du courage, je pense plutôt être le clown qui reste prudent devant le rire de la vie. La solitude me tend ses bras d'amoureuse, et je l'accepte un soupir d'extase aux lèvres car je redoute l'idiotie des gens. Associal mais peut-être pas autant qu'il ne le faudrait pour respirer, j'attire les gens. Le physique dit-on. Ce n'est pas le mien. Je suis une copie. Robotique idiote et mesurée, pour un être mal-calculé. Copie qui ressent, vit et souffre. C'est la nature de l'être humain dit-on, alors autant maudire l'humanité. Parce que je suis la moitié d'un tout, d'un rien. Je sais sourire, je sais rire, mais on raconte que je perdis ses facultés il y a peu. Alors je sais survivre. Drôle de conclusion à cette vie, mais je ne me vois pas quoi dire d'autre. Vous dépeindre mon portrait comme un artiste, reviendrez à me donner de l'importance. Mais peut-être que j'en ai. Parce que si ce Dieu cruel, création subliminal de l'homme, ne veut pas de moi dans l'Eden perdue de l'être, c'est que mon existence est existentielle, sans pour autant devenir hautain.

Il parait que je suis un Pierrot, ou alors je l'étais. Soutien de l'auguste, de l'empereur sentimental, je ne montre qu'une façade parmi tant d'autres cachant le monstre hurlant que j'incarne derrière un manteau blanc. En vérité, je n'ai que peu de qualités. La compassion m'échappe, la sociabilité me fuit. Jusqu'à présent, j'ai toujours gardé un sourire aux lèvres, armant en porte drapeau, une fierté, et une envie de me battre aussi fausse que ma vie. Jusqu'à maintenant j'ai toujours prié pour m'endormir à jamais et cesser de me réveiller et de regarder par la fenêtre ce monde qu'on me dépeint comme on dépeint un chef-d’œuvre du septième art, mais on ne m'a jamais accordé ce privilège. Alors aigri de la vie, je continue à me réveiller et à écouter le babillage incessant des membres de ce groupe qu'on appelle famille et qui ne sont reliés que par le sang et quelques ressemblances physiques. Bien sûr restons dans le raisonnable, j'ai toujours mis au silence des répliques assassines, me contentant de sourire de manière douce, et de prétendre à la fatigue pour accéder enfin au calme olympien. J'apprécie le calme et la solitude, mais depuis peu on ne me les accorde plus, comme à un enfant trop vieux, à qui on aurait repris ses jouets d'antan. Le calme, la volupté, la satiété d'être seul et de ne plus en avoir pour longtemps me sont à présent inconnu. J'ai dû quitter un rôle pour un autre dans le théâtre de la vie. Etre, paraître puis devenir. Une succession logique qui emmène à la débandade de mon coeur qui taira un refus. Parce que je n'ai pas le choix. Parce que je suis sauf et que la faucheuse s'éloigne ayant trouvé mieux que mon illustre personne. Alors on s'adapte.

Sans paraître décalé, j'en viendrais même à avoir peur des gens de leur toucher. Peur de tomber malade à cause de leurs mots et maux, et d'en vomir. Il m'en a fallu du temps pour tout accepter, pour qu'aux yeux du monde je sois devenu cette marionnette tant appréciée que tout le monde attendait. Adieu candeur printanière et enfantine, silence nocturne, et douceur hivernale, bonjour soleil aveuglant, rires assourdissant qui vous paraissent sardoniques, et lucidité encore plus déconcertante. On m'a transformé en cliché, je me suis laissé façonner, la lassitude m'habitant depuis toujours. Las d'une vie qui n'est pas la mienne, fatigué de journées que je regarde passer sans vivre. Il parait que je reste faible derrière cette coquille rassurante que je porte maintenant comme une double peau. Mais je suis faible et apeuré. Je n'ai pas peur de le dire, mais de là à le crier, hélas je ne le peux, alors je me contente de murmurer ces mots, je suis faible et je connais mes faiblesses. Je connais cet accroc qu'il y a dans mes sentiments, je connais ce battement assourdissant qu'on appelle le coeur. J'ai un ulcère aux sentiments, de l'eau dans le coeur et la nuit est lourde. La fumée ne m'atteint plus et j'ai son odeur sur les yeux. J'en paraitrais presque trop poétique, si je venais à dire ça. Mais c'est vrai hélas. La vérité n'est que plus dur à accepter, sachant que ce chainon manquant à ma vie, j'ai dû le construire de toute part quitte à paraitre factice ou encore mensonger, pour sauver des vies qui m'importe peu.

J'ai enfilé ce rôle, par commodité. Et par obligation même si j'aimerais oublier la deuxième partie. J'ai appris à rire, et à sourire faux, car le côté vraisemblable est tout ce qu'il me reste. Le naturel m'échappe, alors on ne peut que s'adapter. Je suis sorti, j'ai connu la vie. J'ai appris à comprendre la nature humaine, et à la dédaigner qu'un peu plus. Devenir arrogant, et aussi hautain que possible pour ne pas être blessé plus. Être incessamment une ombre vernie par les autres, la même sensation humide de se faire violer par leurs regards. Et se taire sous les regards et jouer. Joueur de flute, joueur de vie. Jouer tout simplement et s'adapter. Devenir inconscient, ranger sa lucidité au placard pour ne plus souffrir à chaque seconde de la bassesse de ce monde. Se déchirer les yeux d'un coup de larme pour en finir avec cette envie de gerber sur vous. Vomir et pleurer c'est un peu pareil, ce n'est qu'une question d'odeur. Je ne peux faire ni l'un ni l'autre. Marionnette de la vie, je souris encore et encore, m'assurant qu'on me croit ne serait-ce qu'un peu. Je suis devenu mon inverse. Sourire, rire s'amuser, détester les gens, n'aimer que soi, être aussi mégalomane et narcissique qu'un tyran, aimer son apparence dans les miroirs, alors qu'il y a peu je brisais ces morceaux de verres, vivre, détester, aimer, survivre. Je n'aime pas ce rôle, mais je ne suis pas grande vedette, alors je me contente de dire oui et de jouer, priant pour qu'on ne découvre pas la supercherie, et qu'on me laisse un jour retourner dans les bras de la dame au voile noir. Bonsoir je vais bien, j'oublie, ça fait longtemps que j'oublie et je continue d'oublier. Encore et encore dans ce cercle vicieux qui n'en finira jamais. Ce n'est qu'une boucle incessante et on ne peut rien y faire si ce n'est attendre encore un peu. Il me regarde mais je regarde derrière, crève moi les yeux ça ira mieux, ne crois pas que je pleure, ça serait trop facile ... J'oublie pour mieux devenir, je garde mes larmes pour en faire des armes. Mes sentiments n'en seront que plus poignant parait-il. Je ne veux plus voir le monde, à défaut de vivre la vie, il parait que ça ne me réussit guère. Hier on parlait de pitié et de compassion envers ceux que je voyais, aujourd'hui on par d'égoïsme et de supériorité, que puis-je vraiment y faire ? Survivre ? En soit c'est une finalité quotidienne et hélas banale à laquelle je devrais me contenter.



La beauté est un précepte semble-t-il. A mes yeux elle n'a jamais eu grand importance et je pensais ne jamais m'en soucier. Mais la vie, semble s'amuser à jouer des tours et à me forcer à me regarder dans le miroir. Jusqu'à présent j'avais toujours était quelqu'un de banal. Pas besoin de sortir de la banalité dans mon cas. Un bien pour un mal. Mais maintenant à chaque fois que mon regarde croise mon double dans un reflet, je ne peux m'empêcher de m'arrêter, posant la main sur le morceau poli me demandant si c'est vraiment moi. Mais il semblerait qu'à part un esprit dérangé du miroir, il n'y ait que moi dans cette pièce. Je n'avais pas l'allure d'une poupée, ou encore d'un garçon qui attirerait tous les regards. Ou alors seulement à cause de cette allure androgyne qui semblait être la marque de fabrique de la plupart des jeunes japonais de nos jours. Mais je devais avouer que l'effet fragile et cassable qui me collait à ma peau naturellement semblait avoir été transformé en une prestance hautaine, mais naturelle. Je n'arrivais pas à croire à cette image. C'était moi. Moi sans être moi, quelque chose de mensonger, un mirage. Une image. Irréelle et pourtant là. L'homme qui me faisait face dans ce miroir sortait de cette banalité rassurante. Ni trop grand ni trop petit, il abordait facilement le mètre soixante-dix, et mince, un peu trop, une silhouette régulière, fine quoi que cambré. Le plus choquant étant sans doute ces couleurs qui sautaient aux yeux. Réglons le problème, je m'étais adapté aux gouts de cette personne que je jouais avec fascination. L'ensemble de la coiffure semblait être d'un rose pétant, mais si on faisait attention on pouvait voir que la plupart des mèches du dessous entourant la nuque étaient d'un orange éclatant. Vraiment coloré. Puis forcément vint le visage. Je ne pouvais décemment pas rester bloqué sur cette coiffure étrange. Un visage bien dessiné, blanc naturellement qu'on le dirait poudré, mais forcément intact et sans impureté, devant prendre soin de ma peau pour rester parfait. On pourrait facilement se demander si le jeune homme du miroir a ce délicat visage avec, ou sans artifices. Quoiqu'il en soit, ce visage angélique que l'on me donne a plus souvent pris des grimaces étranges, sans parler de ces regards qui on fait fondre la plupart de mes connaissances sans que je comprenne pourquoi. Alors devant un miroir, je m'amuse à alterner une mine soucieuse avec une grimace ironique, un sourire, avec un regard, histoire de parfaire mes mimiques et la façon dont je dois agir. Un jeu de mimiques importantes.

Chaque sourire, chaque regard, tout est minutieusement travaillé, comme tout bon comédien que je dois être si je dois interpréter à la perfection ce rôle. Mais ce rôle, il avait toujours eu de la souffrance dans ses traits, une souffrance que je pouvais rejouer sans mal connaissant les aléas de la vie et la douleur de celle-ci. Mais je me pose encore et toujours une question. Cette excentricité, à quoi est-elle due ? Dois-je la conserver par simple question de goût ou alors traduit-elle quelque chose ? J'avais toujours eu cette impression que ce trop plein de caractère, cette personnalité énervante car nonchalante qui n'en n'avait rien à faire était retransmis dans l'apparence, et que je me devais de la garder car je devais plaire. C'était quelque chose qu'on avait inscris au fond de moi, je devais plaire et attirer les regards de n'importe quelle manière. D'un geste presque innocent, je pourrais porter une main à mon visage. Un visage, de forme ovale et aux traits fins et lisses, est surtout mis en valeur par de fines lèvres rosées. Ce sourire souvent narquois, à peine visible semblait être l'un des principaux atouts physiques de mon rôle, et sans vouloir paraître hautain, je savais le refaire sans mal. Sourire de manière perverse, ou encore moqueuse, ça ne semblait avoir aucun secret pour moi. Les yeux en amandes, d'un noir électrique qui ressortait facilement, il semblait qu'on aurait pu se perdre dans ces yeux. Bien sûr, le maquillage était de mise, de nos jours on ne plaisait pas sans lui, mon rôle préférant un maquillage provoquant à un discret : Yeux assombris par un noir imposant, fard à paupière tout aussi charbonneux, et contour toujours appuyé. Puis j'avais du apprendre le regard. Pétillant, alternant joie, neutralité excessive, perversité absolue. Un rôle à connaître qui commençait à se fondre en moi enfin.

Côté look, et pour approuver l'originalité de ce visage dont j'avais hérité, je devais faire de mon apparence un art, une conception unique, quelque chose d'enviable et d'envié sans pour autant être porté par tout le monde. Sachez que mon apparence n'avait pas d'importance jusqu'à maintenant. Sachez à présent que je dois en faire un art m'en souciant plus que nécessaire et paraissant hélas narcissique à vos yeux.



BEHIND THE MASKLaisses moi te dire qui je suis...



Pseudo Shu
Âge (facultatif) ; 20 years old ~~
Comment avez vous connu "fairy tales vs nightmare" ; Partenariat <3
Comment trouvez vous le forum ; Une bombe <3
Disponibilité au rp ;5/7j
Quelque chose d'autre a dire ? ; Plein de choses xD Tout d'abord, je peux prendre Jun comme star même si il est pas Coréen ? Je peux faire un SA ou c'est limité ? <3



Dernière édition par Moegi Suô le Mar 12 Juil - 15:33, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: moegi suô • colorful prince ♫   Mar 12 Juil - 15:10

Jun!
Welcome, captain!
Après la fichette, c'est le beau temps!
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MessageSujet: Re: moegi suô • colorful prince ♫   Mar 12 Juil - 15:21

Bienvenue parmi nous =)
Oui tu peux prendre Jun même si il est pas coréen && oui tu peux faire un S.A.
La seule condition qu'on demande pour les S.A c'est qu'ils aient quand même un bon niveau rp comme c'est le plus haut rang dans l'école Wink
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MessageSujet: Re: moegi suô • colorful prince ♫   Mar 12 Juil - 15:27

Oh, J'ai loupé la question, mauvaise omma que je suis, Seungie a répondu au moins.
FIghting pour ta fichette!
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MessageSujet: Re: moegi suô • colorful prince ♫   Mar 12 Juil - 15:32

Merci beaucoup <3
Voui Jun *.*
Pas grave je pardonne l'oubli king

Pour le niveau Rp, je ne pense pas qu'il y aura de problème =) Au pire, vous jugerez selon la présentation =)
Sinon merci d'avoir répondu à mes questions =)

Sinon je pense avoir fini ~~
<3
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MessageSujet: Re: moegi suô • colorful prince ♫   Mar 12 Juil - 15:38

juste en regardant ce que tu as fait, c'est parfait! continue sur cette lignée! Razz
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MessageSujet: Re: moegi suô • colorful prince ♫   Mar 12 Juil - 15:42

Y'a encore quelque chose à rajouter ? oo ?
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MessageSujet: Re: moegi suô • colorful prince ♫   Mar 12 Juil - 15:48

Anniyo, rien à rajouter. Je lisais ta fichette et aussi je dis continue dans cette lignée dans le future Smile

Sur ce,
Welcome, captain! Suô est validé!
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MessageSujet: Re: moegi suô • colorful prince ♫   Mar 12 Juil - 15:48

Sankyuu Dear <3
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Voodoo Doll

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Annyeong ! my name is
Park Shi Won

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MessageSujet: Re: moegi suô • colorful prince ♫   Mar 12 Juil - 18:00

Ouah, ça c'est ce que j'appelle un triple combo =o
Primo, UN MAGNIFIQUE VISU ! *OO* Deuxio, un S.A. ♥ Tertio... Un membre rapide pour la fiche ! x)
So, ouelcome ~ #Fait son striptease#
En espérant que tu te plaira parmi nous x)
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Annyeong ! my name is
Moegi Suô

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MessageSujet: Re: moegi suô • colorful prince ♫   Mar 12 Juil - 18:26

Et bien merci de tous ces compliments <3
Je pense que ça ira pour me plaire ici ~~
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Annyeong ! my name is
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MessageSujet: Re: moegi suô • colorful prince ♫   

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moegi suô • colorful prince ♫

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